Cet article contient plusieurs photos , 2 vidéos et un tracé garmin

Vendredi 22 février,


Après le trail de la M’futi, nous décidons de faire une reconnaissance dans la réserve de  Bombo Lumene pour nos amis coureurs (es) et trailleurs(es) de Kin et ainsi, peut-être, organiser la 2ème édition du « Trail des Broussards »

Yannick m’avait tout d’abord annoncé une boucle de 30 km voir un peu moins. Nous ne sommes pas très entrainés mais s’il ne fait pas trop chaud, ça devrait le faire.

Je demande à Patrick H, de l’écurie Panthère à Kinshasa, de me (re) donner le tracé de la « boucle de Bombo »  car Yannick, qui avait tenté de la faire en VTT, c’était perdu !!!

Hum hum, en fait c’est 34 km 600, ça change un peu la donne.
On y va, on n’y va pas …. ?

Le vendredi soir, en arrivant, nous faisons une reconnaissance en jeep pour évaluer les difficultés et décider du sens ou nous allions la faire, cette boucle.

GPS et compteur voiture sur 0 km. Dès le départ je vois que ça monte, pendant …. longtemps et il y a beaucoup  de hautes herbes, pas de visibilité. Nous déposons une bouteille de 2 l d’eau au 14ème  km, caché dans les «  matitis » Les derniers kilomètres semblent plus faciles, la piste est dégagée, et il y a un peu de descente. Nous décidons de la faire dans ce sens. Retour au point de départ, Patrick ne s’est pas trompé, il y a bien 34 km 600 !   

Samedi 23 février,  6h35.

Petit déjeuné avalé, Yannick OK, gg OK, GoPro OK, Montre OK, Baskets OK, Nuages OK Température OK 23°  …. Et c’est parti

Nous faisons 20 mètres et le constat est sans appel, nos pieds sont trempés par la rosée. Pas grave, il  reste juste 34km580 à faire !

4 km : 1er arrêt pour pointer la 1ère bifurcation à droite. Nous repartons en ralentissant le rythme, 9.9 c’est comment dire , un peu rapide .

Ça monte depuis le début, les herbes sont hautes et mouillées. Nous sommes maintenant entièrement mouillés.

2ème  arrêt «  à l’insu de mon plein gré », 2 lianes me barrent sournoisement le passage, le pied droit sous la première résiste, mais le pied gauche sous la deuxième, non, et c’est le vol plané, sans gravité heureusement.

12 km : la végétation change, plus épaisse,  verdoyante et toujours bien mouillée mais la piste est correcte sauf un passage ou vraiment, il y a beaucoup de racines. Elles tentent à deux reprises de me mettre à terre mais cette fois je m’en sors la tête haute, et avec une mauvaise foi incroyable ( à voir sur la vidéo plus bas ) je peste, certes, mais je ne chois pas !!

14km : nous faisons un ravito (bananes) et nous transvasons notre bouteille d’eau. Pour l’instant ça va.

16km : Carrefour N1 niveau antennes, nous prenons à droite . Le moral et le physique sont bons, d’autant plus que nous pensons que ça va commencer à descendre …un peu

20 km : Sauf que 4 km plus loin ça monte toujours et le soleil se pointe. Pour l’instant la température est correcte mais si le soleil sort des nuages ça va être terrible.

21 km : traversée des marécages, c’est joli

23.4 Km : il faut prendre à droite. La fatigue commence à se faire sentir. Nous attaquons les figues. La piste est difficile, tordue, avec toujours des racines.

26 km : Yannick s’assoit. Je n’en fais rien sinon je ne me relève pas. Les jambes nous font mal à tous les deux  et de mon côté je rajoute des douleurs sous les pieds. Mazette, qu’est-ce que je déguste.

En fait, même quand la piste semble uniforme, elle ne l’est pas. Il y a toujours des petits devers dissimulés par la végétation. Une attention constante pour savoir ou poser les pieds est obligatoire  (surtout pour moi !)

27 km : je craque, là, je n’en peux plus tellement j’ai mal. Yann n’est pas flambard non plus mais ne se plaint pas, alors que moi, SI ! et  voilà que je  pleure aussi ! Mais je sais que ça doit sortir, alors je pleure et ça me détend, ça va mieux…je m’étire, un peu ! et nous repartons.

Nous marcherons +/- 1 km, de toute façon c’est du sable bien mou alors inutile de vous dire que nous n’allons pas essayer de jouer aux plus malins !

30 km : dernier arrêt GoPro , on souffre . Yannick a failli tomber deux fois mais c’est rattrapé de justesse au prix d’une légère crampe dans un mollet.

Oh non, pitié pas les crampes sinon c’est mort. On peut continuer quand on a mal, très mal, très très mal mais avec des crampes c’est impossible. Mais ouf, elle passe

30km 500 : Je m’étale. Origine ? Cette fois, je l’ai vu mais trop tard… ce grain de sable plus haut que les autres !!

Nous marchons

31 km : Yann court. je marche, je suis au bout du rouleau mes amis.
Yann me dit : «  Qu’est-ce que tu veux que je te prépare en arrivant à la voiture, un coca ? la douche ? »

Moi : «  ^ù !:;!ù^)àç3#{|\^@ !5^\`|[{#~…. »

Je le regarde partir. Au bout de 3 minutes, je me secoue et reprend la course, enfin « course » est un bien grand mot. Le démarrage n’est pas laborieux, il est technique.  Lever le pied droit, l’envoyer devant le plus loin possible (0.40m) pendant que le pied gauche, qui traine lamentablement derrière,  tente de se lancer vers l’avant à son tour ! Du grand art !

Mais c’est en répétant cette opération hautement orchestrée  que je rattrape Yannou, il ne m’a même pas entendue !

32 km : C’est quoi ce truc ? Je cours et je ne sens plus rien. Yann me dira en arrivant, j’ai vu passer un «  bip bip »  Plus mal aux pieds, plus mal aux jambes, je suis bien tellement bien. Je m’arrête à 33km100 et j’attends Yann.

Et j’entends : «  mais qu’elle caboche de  bretonne »

34 km ARRIVEE 

Vidéo et tracé garmin en fin d’article

  • Tracé Garmin (celui de Patrick et le nôtre) : 34 km 600
  • Compteur jeep de la veille : 34 km 600
  • Ma montre Garmin Forerunner 35 : 33 km 850 Tsss, je change de montre !!!!

Conclusion pour la course:

  • Nous avons eu vraiment beaucoup de chance avec la température.
  • Avoir un plan B en cas de forte chaleur
  • Faire en saison sèche
  • Faire la boucle mais dans l’autre sens

Bonne douche, repas, sieste et nous descendons à la rivière pour nous tremper les pieds dans l’eau fraîche. La piste est complètement déglinguée.

Valse des papillons au bord de l’eau, trempage des petons et nous remontons  ( vidéo à la fin de l article)

Dimanche 25 février :

5h45 : Nous entendons des cris d’oiseaux, un coup d’œil par la fenêtre, des Calaos, sans doute «  Grand Calao à casque noir » males et femelles. C’est la 1ere fois que nous en voyons à Bombo. Habituellement nous pouvons les admirer au « terrain » chez notre ami Patrick S.

Hop, debout tout le monde ! Jambes pour nous deux OK, pas de douleur particulière, un peu raides mais ça va. Par contre mes bras, c’est une autre histoire.  J’ai très mal aux biceps et triceps. C’est quoi encore ce truc …je vous jure ! Je pense donc à une mauvaise position des épaules, des bras etc … Mais quand même à ce point. Bon, on verra plus tard, les Calaos m’attendent. Je sors le 500 mm (2kg + l’appareil photo) c’est lourd ….surtout à bout de bras ! Mais quel spectacle 

et puis de l’autre coté deux pigeaons verts :  » pigeon vert à front nu »

et bien sur, les jolis et bruyants Tisserins

Et sans oublier les plus belles

Voila notre petite sortie du week end … Ah oui, l’énigme du pourquoi  » j’ai mal aux bras  » a été résolue …. je n’avais pas de douleurs liées à des courbatures mais à mes deux chutes !!!!

https://connect.garmin.com/modern/activity/3413452395

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