3 nov :Le lendemain, nous allons faire un tour en ville pour trouver un autre silicone. La réparation du pare-brise se fera ultérieurement. Nous repartons en milieu de matinée vers Lubango, quelques courses et le plein de carburant faits,  Nous partons à la recherche de la faille de Tunvadurala à quelques kilomètres vers l’ouest de Lubango. Ça monte, 2 100m d’altitude. À 7 km du site nous sommes sur une route pavée de garnit, impressionnant le travail qui a été fait.

Sur place, il y a deux gardiens et nous sommes seuls une fois de plus.  J’ai lu que cette faille faisait 1 200 m de hauteur. Je confirme, c’est très haut. Je m’approche doucement du mur de protection et j’avance (oui j’ai peur) mon appareil photo dans le vide. Quel spectacle, Yann n’est pas très rassuré non plus et me dit, « c’est bête, on ne craint rien, mais c’est haut quand même »

Nous décidons de rester sur place pour camper, aucun problème pour les gardiens. Notre campement me rappelle l’endroit où j’ai vécu dans notre Bretagne ; le Bas de la lande, la lande de Lorette, le rocher Merlin… au Quillio,   je me sens bien avec tout ce granit autour de nous. Nous sommes à 1 959 m d’altitude, nous mangeons de bonne heure, 17h30/18h  car lorsque le soleil va se coucher …gla gla gla !

4 nov :Lendemain, grands et beau soleil mais en déjeunant, Yann voit une fuite sous la voiture ! De l’eau, c’est le chauffe-eau qui fait du goutte à goutte, vite un plombier ! Deux coups de tournevis plus loin  voilà le pot d’échappement démonté, le chauffe-eau réparé (une soudure étain  a lâché) et le tout est remonté en 2 h.  Pendant ce temps, j’ écris et je tri les photos et films.

Yann part faire un tour et je reste au campement pour continuer le tri des photos. Je suis à l’ombre à l’arrière de la voiture, j’entends au loin le tintement des cloches des vaches qui pâturent entre les cailloux. Pas grand-chose à manger les pauvres bêtes. Soudain, j’entends toujours les cloches, mais beaucoup plus distinctement. Je me retourne,  elles sont là,  à 20 m de la voiture. Vous rigolez, si si je vous entends, Gégé part en Namibie et au Botswana et elle a peur des vaches ! Oui j’ai une trouille bleue des vaches, je vous montre ma main gauche quand on rentre, j’avais 2 ans, je ne m’en souviens pas mais mon subconscient oui !. Elles se rapprochent, je prends mon ordi, je grimpe dans la voiture, j’attrape mon canon. Yann me voit monter dans la voiture, il dévale la pente. Une vache se dirige droit sur le saut d’eau, la voiture bouge. Aie aie aie,   Mais soudain j’entends Yann qui arrive et qui les chasse, oufff. Enfin pour un instant. Je suis toujours tapie dans le fond de la voiture, je passe devant, Yann rentre la table. Les vaches reviennent et lèchent les sponsors, tentent de manger la papaye sur l’avant, lèchent l’intérieure des ailes, la carrosserie, et enfin finissent par se battre. Bing, bang, des coups de cornes dans la porte, Yann grimpe au volant et nous cherchons un autre endroit pour la soirée.

Le bord de mer a du saler la carrosserie, elles ont pris la voiture pour une pierre de sel. Dès notre arrivée en Namibie, je bannis les oranges, agrumes que les éléphants adorent, nous passerons au jus en boite.

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