21 janvier : Ah le Kalahari, inoubliable….Les gens qui me connaissent un peu savent que je ne suis pas trouillarde, ceux qui me connaissent mieux pensent que je suis quelque fois limite « kamikaze » mais dans le Kalahari « je n’en menais pas large »

J’ai toujours aimé ce nom et ne me demandé pas pourquoi ! Toujours aimé les reportages sur cette région et là vous pouvez me demander pourquoi !

Les suricates !  Je veux voir des suricates, ces petits animaux qui pensent beaucoup à jouer et surtout à se disputer,  comme qui ? Comme mes 3 suricates de fistons Alex, Guillaume et Jean Bapt. Comme quoi l’objectif d’une visite de parc tiens à peu de chose !

Nous voici donc à l’entrée de la réserve au nord-ouest à Matswere Gate. L’accueil y est plutôt agréable. Avez-vous « booké » ; non ! Nous sentons une hésitation. J’explique une fois de plus que ça nous est impossible avec notre trip. Autres questions plus précises sur nos réserves en nourriture et surtout en eau. Ça c’est bon, 80 l pour le douche et 60 litres pour boire + quelques bouteilles de vin, mais là je ne dis rien, on ne sait jamais ! Avez-vous un téléphone satellitaire ? Non, mais nous ne sommes pas des touristes comme les autres. Questionnaire terminé mais nous devons réserver les campings dans la réserves. Nous regardons rapidement la carte, 1er camp à la gate, 2ème a Kori camp  et 3 eme à la sortie nord à Motopi. En fait ce ne sont pas des campings mais uniquement des emplacements sans eau ni courant et sans clôture de protection. Le parc renferme quand même des lions, et des léopards !

1ere nuit, ok il y a un peu d’eau dans le bloc sanitaire très vétuste.

22 janvier : Le ciel est chargé ce qui n’est pas génial pour les photos mais agréable pour la température, 25° Nous partons vers le nord et faisons un boucle d’environ 200 km. Kalahari pour moi était égal à désert ! Humm c’est très vert. Je regarde sur le guide, effectivement en saison sèche c’est aride. Je lis également que nous sommes dans la bonne période pour le visiter car les plaines reverdissent, les arbres fleurissent et il y a des fleurs. C’est vrai c’est chouette. Coté faune, beaucoup d’Oryx biens dodus avec des petits, beaucoup beaucoup d’antilopes également bien en chair, des chacals au pelage lisant et bien grassouillets aussi. Pour les lions et léopards nous ne faisons pas d’illusions, impossible de les voir dans cette végétation. Nous continuons tranquillement et soudain au bord de la piste derrière un arbre j’aperçois 4 petites têtes. STOP, pilote. Nous descendons de la voiture, gros zoom en main et waouh, 4 ou 5 petits chiens sauvages ou renards aux oreilles de chauve souris .

Nous arrivons à notre 2eme emplacement. Sauvage, c’est le moins que l’on puisse dire et cela nous plait. Le ciel se charge de plus en plus. Nous mangeons de bonne heure car nous préférons être à l’intérieur de la voiture avant la nuit. De plus, un orage arrive au galop pour notre plus grand plaisir.

23 janvier : Il a plu une bonne partie de la nuit. Ciel toujours chargé, température top. Nous prenons la direction du sud pour rejoindre le 3eme camp et la sortie au nord. Si si c’est logique, nous n’avons pas exploré la piste sud et il y a des points d’eau et qui dit « water Hole », dit animaux. Je vois sur la carte, très succincte qu’ils nous ont donné à l’entrée, 4 pans, deception pan, vers le sud, Phokoje pan et Phukwi pan à l’ouest et passage pan vers le camp au nord.

Pour voir le « deception pan » il faut prendre une autre piste mais quelques kms plus loin, nous nous remémorons les paroles du consul David Nacry à Gaborone, « pas les pans en saison des pluies » demi-tour.

Nous voici donc sur la piste principale en direction de l’ouest. Il y a quelques grandes flaques d’eau mais ça va, il faut juste faire très attention de ne pas sortir de la piste car les côtés, contrairement à la piste qui a un fond assez dur, sont de véritables pièges.  La piste fait une largeur de voiture donc difficile de faire demi-tour sans prendre le risque de rouler sur les côtés et d’y rester !

Il se remet à pleuvoir un peu mais ce que nous ne savons pas c’est que plus à l’ouest il pleut beaucoup !

La piste est de plus en plus remplie d’eau, à perte de vue ! Je regarde le GPS et j’agrandie l’image ….PAN, nous sommes dans un Pan et ici impossible de faire marche arrière la piste passe dedans. Je défile l’image du GPS, MY GOD, il est long, très long, environ 30 kms ! Pas d’autres solutions que de foncer. La piste ? Où est la piste ? Les essuies glace n’arrivent pas à évacuer l’eau qui éclabousse  le pare-brise. Yann est obligé de ralentir pour l’entrevoir  mais pas trop pour ne pas se planter. Le régime moteur ne doit descendre en dessous de 2500.  La toy est bien sur full charge donc environ 3 t2 ! Et surtout surtout ne pas sortir de la piste. Yann se guide aussi avec les roues avant, pas en visuel mais au feeling, sentir toujours le sol de la piste au travers du volant et être a l’affût  du moindre écart, tout ça à 70 km/h.  La, moi je dis chapeau bas !

La gopro fonctionne, je prends aussi des photos pour me déstresser, non pas que j’ai peur mais je viens de voir que nous avons un autre Pan d’environ 30kms à faire encore. J’ai fait 50 rushs de GoPro, j’en mettrai un seul sur youtube car les 49 autres sont les mêmes, on ne voit rien !

A 200 m j’aperçois enfin le carrefour « sec »ou  nous étions hier. Mon attention se relâche sur le GPS, Yann relâche les gaz aussi. Dans 100m c’est fini. Dernier virage… OH non….. Devant nous, 3 pistes inondées. Il est trop tard pour agrandir la vue du GPS et donner l’info sur la bonne piste. Yann relance la belle 4 roues mais…. Rien à faire elle patine. Et voilà, à 100m du but (qui d’ailleurs ne l’est pas, mais nous ne savons pas encore !) nous sommes plantés.

Yann sort les plaques, j’enfile mes bottes qui sont toujours sous mon siège au cas où ! Pas très causante Mamy couettes avec son Canon. Il y a de drôles de bruits. Une bande d’une vingtaine de rapaces viennent nous regarder, mais ils attendent quoi ceux-là ? Yann patauge avec ses chaussures, ça colle. Les roues sont complètement colmatées avec l’argile.

1ere tentative infructueuse mais malgré l’insistance de Yann à faire avancer /reculer la voiture elle ne s’enfonce pas. Ouf les ponts sont hors du sol.

2eme tentative, c’est la bonne mais de justesse. Ça y est nous sommes au carrefour. La sortie n’est pas très spectaculaire mais je vous assure que c’était un peu flippant !

 

Nous voici donc au carrefour. Je regarde le GPS en grossissant au max. Il y a encore 2 petits pans à passer avant le camping.

Pour me rassurer je me dis que nous avons réservé au camp (je pensais que le dernier était un camp normal !)   Et que, si on ne nous voit pas arriver ce soir, quelqu’un donnera l’alerte.  Et puis, nous devons sortir de la réserve demain donc c’est pareil, si nous ne sortons pas, l’alerte sera donnée.

Avant dernier Pan à fond les manettes mais je vois sur le GPS un trou d’eau, il est au milieu de la piste. Ah non non non. Je ne dis rien à Yann, pas le moment de ralentir. Plus loin je vois un morceau piste sec. Là je dis à Yann, STOP et regarde un peu ! Le water hole est au milieu de la piste. Il descend sonder mais ça passe la piste est juste au-dessus et pas encore submergée d’eau.

Dernier Pan, ok pas beaucoup d’eau sur la piste, par contre, juste avant le camping, nous avons encore de belles baignoires gorgées d’eau dans des virages….

Ouf, arrivés au camp qui n’est qu’un emplacement aussi, donc bien sûr pour l’alerte on était marrons !

Nous préparons le camp. Yann décape les plaques de désablement. Il est obligé de recouper les trous car elles ont fondues, sans doute au kuiseb canyon et ne s’emboitent plus.

Moi je nettoie les vitres, ça colle et c’est salé,  berk …

Dans la nuit encore de l’orage et de la pluie. Je pense au Pan que nous devons retraverser pour rejoindre la sortie de la réserve.

24 janvier : c’est le départ pour la sortie «  Tsau Gate ». Le pan se traverse sans problème les baignoires sont par contre encore plus remplies mais ça passe.

Sur la piste vers la gate quelques antilopes et Oryx mais surtout un troupeau de girafes, une vingtaine environ. Magnifiques.

Nous arrivons à la sortie, la chaîne stop est au sol et il n’y a PERSONNE ! Bonjour l’alerte. Il y a quelques maisons à côté, nous y allons car nous voulons donner notre heure de sortie avec le numéro de permit. Une dame sort enfin entourée d’une serviette de toilette, elle nous dit qu’il n’y a personne pour l’instant. Je lui donne notre nom, numéro du permit et de la route car 40 km de piste nous attende pour rejoindre le bitume.

De l’eau, toujours de l’eau mais ça passe sans soucis. Arrivé enfin sur la route, barrière vétérinaire. Ici on nous demande d’ouvrir le frigo, 1ere fois. Les 4 autres que nous avons passés entre Gaborone et le Kalahari c’était « circuler y’a rien à voir ! »

Arrêt à Sehithwa sur l’A3 pour le carburant, pas de diesel. Yann fait le transfert d’un réservoir additionnel. Il dépanne un Botswanais en train de faire la vidange de sa voiture à côté de la station ! Pendant ce temps j’ai rétablie la connexion internet et je suis avec mon petit Maxime, qui me voyant assise coté chauffeur, me dit que ce n’est pas mamy qui doit conduire mais yannick ! Il va de mieux en mieux et c’est un vrai régal de le voir ainsi que ses parents bien sûr !

L’âne sur le pare buffle

Direction Maun, sur les côtés des routes ici, comme au Lesotho, Swazi, RSA et Namibie, il y a des ânes, des vaches et des chèvres et tout ce petit monde traverse quand bon lui semble et toujours tranquillement. Yann roule à 90/100km/h (route limitée à 120) mais nous ne sommes pas pressés. Soudain un groupe d’ânes adultes décide de traverser juste à notre passage. Yann pileeeeeeeee très fort. Un âne se met à  braire en entendant le couinement des freins et fait demi-tour par contre l’autre ne fait pas demi-tour. Impossible de l’éviter, le choc est violant, l’âne est projeté sur le par buffle et tombe sur le dos et heureusement la voiture s’arrête avant de lui passer dessus. Il se relève et repart, il ne boite pas mais a la peau du dos un peu décapée. Pauvre bête

1ere station, pas de diesel ! 2eme ok .Nous faisons quelques courses et cherchons un camping. Sedia Riverside Hôtel à 10 km au nord de Maun. Nous sommes seuls dans le camp. Camp normal, prix correct mais pas comme en Namibie. Pour l’instant à prix égal, les camps de Namibie sont largement supérieurs mais notre voyage au Botswana ne fait que commencer !

25 janvier : Yann démonte les connectiques du capteur solaire qui sont encore oxydées. Démontage également du treuil. Le verdict semble être plus pessimiste de ce côté. Il n’est pas tout jeune et d’une qualité moyenne mais malgré tout il nous a tiré d’affaires plusieurs fois. Il n’a pas du aimer le Kuiseb Canyon. Nous devons en trouver un autre, impossible de faire Lubum/ Kin sans treuil. Je viens d’entendre : il est FOUTI !

Par contre coté peinture  congo-paint.com  et après les cailloux et graviers de la Namibie et aujourd’hui le car wash du Kalahari , elle est toujours là sans un centimètre qui manque . Merci Greg     

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banière1

 

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