25 mars au 7 avril 2026: Alger- Djanet- Tassili n’Ajjer
Peut-être le dernier grand voyage de notre 105 « l’Africaine ». Alors, on lui réserve une fin à la hauteur de tout ce qu’elle nous a déjà fait vivre.
Où ? Cap vers le sud, là où les routes disparaissent peu à peu pour laisser place aux pistes.
Un territoire immense, brut, où chaque kilomètre se mérite, où nous retrouvons ce goût d’aventure pure.
Des paysages indescriptibles, des peintures rupestres figées depuis des millénaires, du sable, des dunes… et bien plus encore.
Nous irons loin… oui, encore un peu plus loin que ça ! Là où les cartes sont inutiles, où il faut suivre des points et des traces . Aie aie !!
Sable, cailloux, lumière, et quelques imprévus, comme toujours.
La 105 est prête. Nous aussi… vous venez ?
Avant de vous embarquer, petit feedback
Cette idée a germé au Maroc, en mai 2025…
Yannick regarde beaucoup, beaucoup de vidéos sur le désert. Après plusieurs jours, il me lance :
— « L’Algérie, ça te dirait ? »
— « Euh… oui, pourquoi pas. Où ? Quand ? Comment ? »
— « Par contre, impossible en self-drive ! »
— « Ah ah… donc en groupe, à la file indienne, en convoi comme des enfants bien sages ? Franchement, ça ne m’emballe pas trop… »
— « Non, non ! Il y a un gars qui organise ça. En groupe, oui, mais avec beaucoup de liberté. Pas de convoi. J’ai vu ses vidéos, c’est top. Et il y a même des étapes de navigation ! »
— « Des étapes de navigation ? Mais t’es fou ! Avec mon sens de l’orientation, on est sûrs de se perdre dans le Sahara… »
— « Mais non… »
Voilà comment nous avons contacté Mus, « Acacia Aventure ». Et un an plus tard, nous faisions sa connaissance à Alger, où il attendait ses « navigateurs ». 11 véhicules, 21 personnes.
Mus est algérien et amoureux du désert, du sable, des dunes et des grands espaces. Et comme cette passion est sincère, il sait la transmettre.
Au-delà de cela, son organisation est tout simplement remarquable : tout est pensé avec un grand professionnalisme, une vraie attention aux détails, et une passion qui se ressent à chaque instant.
Boualem, technicien, mécanicien et cuisinier, qui accompagne Mus, est tout aussi exceptionnel.
Merci de nous faire découvrir votre pays dans ces conditions idéales, à travers des endroits hors des sentiers battus, des lieux que nous n’aurions jamais imaginé découvrir.
Voilà, on y va. 24 mars 2026
Départ de Marseille à 9h.



Traversée impeccable malgré le fait que je n’avais pas pris de couchette ! Pourquoi ? Sur le site de Corsica, il était indiqué « couchette 4 personnes »… hors de question de dormir enfermé avec des inconnus ! En fait, si vous êtes 2, il n’y aura pas d’autres personnes , maintenant je le sais !
Bref, on squatte deux banquettes, boules Quies dans les oreilles… et finalement, on dort profondément jusqu’au réveil à 6h00.
25 mars arrivée à Alger.


Mus est là, il nous attend… et gère toutes les formalités à notre place (et là, franchement… quel soulagement, souvenirs souvenirs ! !). C’est long, mais parfaitement organisé, sans stress ni pagaille.
Vers 14h, nous nous dirigeons vers l’hôtel qui nous est réservé.
Briefing avec Mus : il nous explique le déroulement du séjour. Deux longues étapes de liaison sont prévues pour rejoindre le sud. Demain : 800 km… départ à 6h depuis l’hôtel.
Nous faisons connaissance les uns avec les autres.
Bon repas… et au lit.

26 mars : Jour 1
Réveil à 5h… autant dire que la nuit a été un peu courte. Petit déjeuner ok .
L’équipe «Paulchristinedominiquemaitégeorgesgisèlephilippemariehelenedoudoumayaoliviersandrinecalouchantaledidiercarolepascal » s’active sur le parking , les sacs se ferment , les portes claquent , les moteurs démarrent et les tests radio sont faits . Les regards sont encore un peu flous, mais l’excitation est bien là.
6H00 : départ prévu , 6h00 départ ok !
Très vite, les paysages changent.



La route est longue, parfois monotones… mais nécessaires. Ce sont ces kilomètres-là qui nous emmènent là où tout commence vraiment.
La journée est rythmée par les pauses toutes les 2 heures environs. Les heures défilent… 800 km, c’est long mais malgré ça, la fatigue n’a pas d’emprise sur les pilotes , bravo ! Nous arrivons à notre hôtel aux environs Hassi Messaoud, douche, dîner, dodo… demain c’est encore une journée un peu longue .

27 mars : Jour 2
C’est reparti , les paysages changent et c’est déjà , whouaaa .




Le décor devient plus sec, plus ouvert. La lumière change également




± 700 km on arrive en fin de journée vers In Amenas un peu fatigués … mais c’était beaucoup plus sympa et puis le vrai voyage commence demain .

28 mars– jour 3
Direction Illizi pour faire quelques courses et ensuite à environ 150 km au sud de cette ville nous partons direction ouest dans le parc du Tassili n’Ajjer.




c’est ici qu’il faut dégonfler


38 000 km² ? – 72 000 km² ? : pourquoi ces chiffres ? En fait , le Tassili n’Ajjer existe sous plusieurs “niveaux” de définition, ce qui explique les chiffres différents.
1. Le parc national (définition administrative élargie): 138 000 km² correspond au parc national dans son périmètre large avec :
– le massif du Tassili
– l’erg Admer (zone de dunes)
– la Tadrart Rouge
2. Le cœur du massif du Tassili: 72 000 km² correspond plutôt :
-au plateau rocheux principal
– ou à des anciennes délimitations / zones cœur utilisées dans certains contextes scientifiques ou touristiques
3. Le classement UNESCO
Le site classé par l’UNESCO ne couvre pas forcément exactement les mêmes limites que le parc administratif. Là aussi, le périmètre peut varier selon ce qu’on protège (culturel vs naturel).
En résumé (le plus clair possible)
138 000 km² → parc national au sens large (incluant dunes + massifs)
72 000 km² → cœur du Tassili rocheux / anciennes références
Toujours est-il ce que nous nous apprêtons à vivre est grandiose. Paysage spectaculaire, forêts de rochers érodés, canyons, dunes. Gravures et peintures rupestres vieilles de 10 000 ans, représentant des animaux aujourd’hui disparus du Sahara (hippopotames, girafes…), preuve que la région était autrefois fertile et verdoyante.
Un trésor naturel et humain unique au monde ! Je reprends la phrase de Mus : « Demain sera encore plus beau !


Ce soir, c’est notre premier bivouac. Mus nous invite tous à un barbecue… Le vent et le sable volent dans tous les sens ! Les braises luttent un peu, les assiettes se remplissent tant bien que mal… mais personne ne se plaint. Au contraire, l’ambiance est excellente, même très, très, très bonne !! Les rires fusent, les langues se délient, et déjà, on sent que le groupe prend vie. Le désert peut bien souffler… Nous, on profite. (Merci Philippe pour les photos).


29 mars – jour 4
Comme chaque matin , debriefing à 7h50 avec Mus. Relevé des waypoints importants et c’est parti.
Départ 8 h 00







des cailloux …des cailloux !!



30 mars – jour 5 : départ de notre bivouac toujours aussi magnifique mais encore moins que celui de demain !





Tumulus à flan de montagne




Nous arrivons devant nos premières peintures rupestres. Le Tassili n’Ajjer abrite plus de 15 000 peintures et gravures. C’est l’un des plus grands musées à ciel ouvert du monde.
Ces peintures montrent l’évolution du climat saharien, racontent les modes de vie (chasse, élevage, rites)et révèlent des croyances et pratiques spirituelles (personnages masqués, scènes rituelles). Nous ne verrons pas toutes ces peintures et gravures bien sûr mais celles choisies sur notre itinéraire sont très belles.
Ici plusieurs bovins avec des postures calmes.
Plusieurs bovins avec des postures calmes qui ne fuient pas. C’est une scène d’élevage typique de la période pastorale (environ 6000 à 2000 av. J.-C.S qui représente des troupeaux domestiqués statant aussi le groupe, sa vie organisée et sa richesse.


Scène qui correspondrait à la période du cheval dans l’art rupestre saharien (environ 2000 à 1000 av. J.-C.).





Nous bivouaquons quelques kilomètres plus loin et dans un magnifique labyrinthe de pierre.



31 mars – jour 6


les changements sont incroyables






Nous sommes environ par ici




Bivouac

1er avril : jour 7
La devise de Mus est bien réelle : demain? Encore plus beau !












Nous sommes ici


Scène de groupe humain qui danse ou un rituel collectif, témoignage de la vie sociale et spirituelle dans le Sahara ancien.




Encore un bivouac magique


2 avril – jour 8
Erg Admer avant le Tadrart rouge




Nous sommes environ à 25 km de D’Janet et stoppons pour admirer la gravure rupestre de « la vache qui pleure » chef-d’œuvre de la sculpture néolithique.
Les gravures représentent un petit troupeau de bovidés. Les vaches semblent attendre l’arrivée de l’eau pour y boire. La larme que verse une de ces vaches a suscité de nombreuses interprétations et légendes
« Pour certains chercheurs, les larmes des vaches seraient une réaction au manque d’eau, un liquide sécrété par leurs yeux pour compenser la déshydratation.
une autre hypothèse y voit une variation de couleur sur le pelage, simplement gravée par l’artiste.
Selon une légende touarègue, les vaches pleurent car elles ne trouvent plus d’eau lors de leur retour dans ce lieu autrefois fertile. L’artiste aurait immortalisé cet instant de tristesse en les gravant ainsi. Mohamed Beddiaf, ancien directeur du parc du Tassili, raconte : « Pendant les sécheresses, il devenait rare de trouver de l’eau, d’où cette larme qui coule de l’œil de ces vaches. »
Les gravures rupestres de la Vache qui pleure sont un trésor culturel et historique du Sahara algérien, nous plongeant dans l’âme des anciennes tribus sahariennes et de la tribu Touareg. Ces œuvres uniques, gravées dans la roche, racontent l’histoire de l’homme et de son environnement il y a des milliers d’années. ( article de Terres Touaregs – Esprit libre ) »



Et oui encore un bivouac +++





3 avril – jour 9
Quelques kilomètres après notre départ, nous roulons sur les traces de Berliet. Un simple bidon remplace désormais la borne d’origine, mise en sécurité à Tamanrasset. Nous sommes sans doute devant l’emplacement de la borne 22










Nous ne savons plus quoi dire ! nous sommes ici : L’arche d’Alidema ou Alidemma



L’arche d’Alidema ou Alidemma









Oui , je sais, encore un bivouac whouaaa!



4 avril – jour 10







Gravures une vache et son veau








Que dire de plus ? !










Magnifique, extraordinaire , fantastique nous ne savons plus quoi dire alors Yannick degaine sa derniere cartouche » ELEPHANTASTIQUE ! »

Et une fois encore, au détour de dunes et de rochers… surgit un musée.





hé oui nous stoppons ici !

5 avril – jour 11
Un peu d’assouplissement avant cette nouvelle journée qui s’annonce encore une fois Magn….!











et une nouvelle fois un musée à ciel ouvert



































Je pense, qu’une fois de plus le bivouac devrait être pas mal !!!




Bonne nuit

6 avril – jour 12
Les jours défilent, avec toujours des paysages spectaculaires que je trouve malheureusement fades sur les photos.
Aujourd’hui, nous quittons la Tadrart Rouge et rejoignons Djanet.






Je ne sais plus comment choisir les photos !!









Le paysage change




Avec toujours à la clé un bivouac exceptionnel



Nous faisons une pause d’une nuit à Djanet pour un check de la voiture, une grosse douche pour les personnes, un peu de lessive et refaire le plein de victuailles.
La suite s’annonce toujours aussi belle et intense !
Tamanrasset, l’ermitage du père Charles de Foucauld dans le massif du Hoggar, et ce que les pilotes attendent avec impatience (et certaines copilotes un peu moins !) : la traversée des dunes du Grand Erg Occidental ! Nous prendrons le temps de visiter les lacs et l’oasis d’El Golea. Tout cela sera dans le prochain article avec en prime ; UN BEAU PLANTAGE un PEU CHAUD ! . Tracé rouge et bleu

Que dire de plus ? C’est vraiment sublime !
exceptionnel!
j attends la suite avec impatience