Dimanche matin, dring dring 5h30, hop petit dej et c’est parti pour M’Futi…en baskets. Yann m’annonce 30 ou 31 km … Ça ne va pas être facile car c’est notre 1ère sortie longue depuis mai.

Nous laissons la voiture à l’entrée de la piste principale. et c’est parti 

 

 

 

 

 

8km le pont,  nous passons par la carrière. Ça monte, nous marchons,  10 ok, 14 ça va. La vue est superbe 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ça descend ..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ciel est couvert jusqu’à notre arrivée à M’Futi, 17 km. Ah, 17 km, mais pour le retour c’est pareil, non ? Non Non c’est plus court par l’autre côté me dit Yannick. Hum hum ok !

On se ravitaille un peu, concombre, pomme, figues et on repart.

 

 

 

 

 

 

Mais là, le soleil décide de stopper sa grasse matinée et vient littéralement fracasser ses rayons brulants  sur nos casquettes et pendant la remontée. 3 km de montée sur une piste sablonneuse,  encaissée par endroit et avec un soleil qui fait monter la température à 30° avec un ressenti de + 8000. Je ne râle même pas, je bois de petites gorgées d’eau. Yann, toutes les 5 minutes me demande, ça va gégé ? Ça va gégé ? Oui ça va enfin presque, mais je m’accroche.

Je commence à détecter certains muscles de mes jambes (ceux de l’Aubrac !) je respire bien, je me redresse, je bois, je ne rouspète pas, je regarde le ciel, bleu bleu, toujours bleu. Nous arrivons enfin à bout de ces 3 km, Yann se met accroupie, aie les genoux. On se regarde, ça va être dur, on va en chi… me dit Yann. Il reste 14 km !

Ouf, ça va être plat donc nous allons pouvoir courir, tu parles, le plat est tellement sablonneux et n’étant pas équipée de blocage différentiel, je patine et n’avance pas, conclusion, nous marchons !     

Et puis, MIRACLE, les nuages arrivent et font la loi ! Le soleil se cache, la température baisse. Ils se noircissent de plus en plus, et s’il pleuvait, oh oui faite qu’il pleuve.

 

Soudain, une goutte, puis deux puis  le déluge !  Bon sang, quel régal, on se remet à courir, les jambes sont légères (enfin moins lourdes !) mais c’est trop bon. Nous retrouvons nos capacités et le rythme est reparti. Nous sommes complètement trempés mais on avance. Plus personnes dans les villages, on ne voit pas très loin non plus et la piste devient glissante. Impossible de courir dans les descentes mais sur le plat et même les petites montées c’est tout bon.

8 km de bonheur, la pluie cesse, les chaussures sont lourdes et il fait même presque …froid ! Serions-nous « jamais » contents ?les villageois sortent des cases et nous encouragent et sont aussi morts de rire ! Ils sont fous ces moundélés !

 

 

 

 

 

 

 

Il reste +/- 6 km. Mon vœu est exaucé, il ne fait plus froid ! Le soleil est revenu et il est midi. Nous arrivons sur la petite piste des vététistes. Ça descend, oui c’est cool sauf que c’est encaissé et la chaleur est suffocante avec, en plus, une légère humidité qui remonte du sol. Heureusement il nous reste de l’eau et une pomme. Yann avait 2 l et moi 1.5l. Enfin, nous arrivons sur la piste principale. Encore 2 km jusque la voiture. Mais ces 2 km ont été un enfer,  pas parce que nous étions fatigués,  mais à cause de l’environnement.

Les motos  partout qui klaxonnent et  slaloment entre les bourbiers gonflés par la pluie. Les voitures qui tentent d’éviter ces mêmes bourbiers en mordant sur la piste à moto. Vous ajoutez les piétons en chaussures vernies, belles robes, pantalons blancs (c’est dimanche !) qui tentent d’éviter les éclaboussures des véhicules en marchant sur des murs faits de sacs de sable, plus ou moins solides et installés en équilibre entre le bourbier et des échoppes en tout genre. Et soudain, vous avez le camion qui va à la carrière et là, les motos, les  voitures et les pauvres piétons, tous se protègent comme ils peuvent parce que le camion fonce comme un malade, aucune pitié.

Au milieu de ce capharnaüm, il y a la musique qui sort d’énormes enceintes,  les gens qui crient «  moundélés moundélés » et les odeurs de poubelles accentuées par l’humidité. Un vrai cauchemar après 32 km de trail.  

Conseil : Il faut laisser la voiture à l’entrée de la piste de VTT aucun intérêt de faire ces 4 km de jungle.

Conclusion : Belle balade mais pas facile cette piste de M’Futi que ce soit en jeep, en VTT ou en baskets elle se mérite.Nous avons fait les 3, une préférence pour …. Je ne sais pas !  

        

La plage est belle mais pour combien de temps ?   une autre carrière s’est installée tout prés et la plage commence a être très abîmée par les camions qui viennent prendre du sable.   

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