Nous devions aller dans le nord de l’Italie, puis le nord de l’Espagne, et puis… il y a eu le Vercors et la Drôme provençale…! Résultat, nous ne parvenons pas à quitter cette région et nous y restons 10 jours.

Nous quittons Grenoble le vendredi 3 juin en direction du Vercors et de la Drôme.

Nous pique-niquons le premier midi au bord des gorges du bruyant et faisons là notre première petite randonnée le long de la rivière Bruyant.

Cette rivière se situe à quelques kilomètres à l’ouest de Grenoble vers Engins. Il y a également un ancien moulin construit au XIV siècle et une cascade. On devine encore quelques vestiges dont deux meules et c’est une petite cascade qui se présente à nous. D’après une personne du coin la rivière est anormalement basse pour la saison !

Impossible d’imaginer l’apparence du site aujourd’hui, mais l’objectif était de faire une belle promenade, et cela a été un succès.

Nous traversons plusieurs beaux villages.

Très jolies routes mais un peu stressantes ( pour moi !) en largeur et en hauteur !

Les paysages défilent de plus en plus beaux . Nous arrivons au Col de Tourniol

Vendredi 3 juin : Nous campons à ce col car l’endroit est, ma foi, fort sympathique !

Samedi 4 juin : Réveil avec les cloches. Une armée de sentinelles ruminantes est venue s’installer prés de nous dans la nuit.

Nous enfilons les baskets et en route pour sommet de Pierre Chauve

Nous continuons l’ascension dans un cadre bucolique.

Petite pause dejeuner

Encore un petit effort, nous y sommes presque.

Arrivée au sommet de Pierre Chauve avec un beau panorama sur la montagne de l’Epenet et la plaine de Valence.

Au sommet se trouve une croix en l’honneur des 22 personnes décédées le lundi 10 avril 1989. Aux environs de 20h, le Fokker 27 Paris-Valence s’écrase contre la falaise de Pierre Chauve.

La descente est aussi très jolie.

Dimanche 5 juin: Randonnée à la Tête de la Dame et plateau d’Ambel au col de la bataille.

Il est 8h30, c’est le départ pour 15 km de rando. Nous en ferons 18 !

Pourquoi ? Mon (notre ! ) sens de l’orientation est parfois catastrophique ! 3 km en plus, pas grave, c’est tellement beau.

Le banc en fer forgé de la Croix attire immédiatement le regard invite à la contemplation face au plateau d’Ambel. Il y a sur le dossier de ce banc une très petite plaque commémorant Romain.

La température est très agréable, le sentier très accessible ( même si ça monte pas mal !) et la vue magnifique.

Et c’est sans se presser que nous atteignons le sommet de la Tête de la Dame à 1506 m.

Nous continuons notre boucle, la pente est douce et offre un agréable parcours fleuri.

Les passages sont variés. Tantôt un sentier gravillonné, la forêt et à nouveau les pâturages.

Puis c’est le retour au point de départ.

Nous quittons le col de la Bataille sous une belle pluie d’orage vers le col de Lachau. Nous stoppons au col de Rousset . Demain merveilleuse rando à la Montagne de Beure.

C’est un peu par hasard que nous arrivons sur un grand parking et une impasse. C’est ici, le col de Rousset et le départ de la randonnée de la « montagne de Beure » mais ça sent le bitume et il y a beaucoup de monde, nous redescendons et nous nous installons dans un champ pour la nuit.

Le soleil est encore haut. Nous partons pour une petite balade. C’est beau, ça sent bon, c’est fleuri, météo idéale…un régal !

Lundi 6 juin : C’est parti pour la montagne de Beure.

Depuis le parking, nous rejoignons le sentier de découverte et nous montons dans la forêt en direction du Chalet des Ours .

Après un deuxième petit passage de forêt, nous atteignons les immenses pâturages fleuris de la montagne de Beure.

Au lieu de prendre à droite et de suivre la crête en direction de l’ouest, nous allons tout droit. Ce qui va ajouter 3 km à notre parcours, mais cette fois c’est voulu !

Nous apercevons notre premier rapace.

Nous reprenons la direction de la crête à l’ouest. Le parcours est facile et époustouflant. Nous ne savons plus ou tourner de la tête.

Après une petite pause déjeuner nous reprenons notre descente. Le panorama est toujours à couper le souffle.

La flore est à son tour impressionnante. Nous arrivons un peu tard pour la floraison complète mais quel plaisir de voir toutes celles qui restent.

Anémone Pulsatille
La civette
Anémone pulsatille
Je ne sais pas !

Et pour finir un totem très étrange

Nous poursuivons notre rando au sommet de la Crète en compagnie des rapaces.

Et soudain, à quelques mètres de nous, une marmotte surgit de sa tanière probablement effrayée par le bruit de nos pas ou de nos voix. Il semble avoir des petits dans le trou. Nous ne nous attardons pas et la laissons tranquille.

Le sentier nous conduit maintenant au Nord vers les tables d’orientation ou nous étions hier soir.

La rando se termine avec une magnifique vue sur le Grand Veymont, le point culminant du Vercors 2341 m.

Nous poursuivons notre balade dans la région de Die prés de Châtillon en Dios.

Nous étions en haut de crête

Région de Die et Chatillon en Dios, plus précisément dans les vignes du domaine de Maupas .

Nous continuons d’un bon pas, il fait très chaud mais ce n’est pas grave nous avançons.

Mais plusieurs centaines de mètres plus tard, il faut se rendre à l’évidence…nous nous sommes trompés ! Demi – tour sous une chaleur de plus en plus étouffante

Nous chapardons quelques petites cerises délicieuses pour nous donner des forces.

L’après-midi s’achève par une dégustation de la clairette de Die. Verdict, la clairette nous n’aimons pas trop, rien à voir avec la qualité juste une histoire de goût. Par contre, nous avons goutté et acheté la Gamay rouge naturel …vraiment bluffant et excellent. Le blanc est tout aussi bon, avec modération évidemment.

Il fait vraiment très chaud nous décidons de monter au col de Menée. A 1 400 m la température devrait être plus supportable.

Demain nous irons voir les vautours dans le célèbre cirque d’Archiane.

Mardi 7 juin : Nous sautons dans nos baskets et en route pour la chute de Sapet et le cirque d’Archiane en espérant voir les vautours.

Le sentier jusqu’à la cascade est champêtre et sans difficile. Un havre de paix et de fraîcheur.

Direction le cirque d’Archiane une petite rando de 9 km nous y attend.

Les parois du cirque (400 m) se dressent parmi les plus hautes du Vercors. La verticalité et minéralité du site est à couper le souffle .

Archiane est aussi un tout petit village niché au pied de ces falaises abruptes. Il fait parti de la commune de Châtillon-en-Diois.

La ballade est sans difficulté, très agréable et c’est tellement beau.

Les explications sur les vautours sont très intéressantes et il y a une longue-vue pour les apercevoir . Nous n’avons vu aucun, peut être faisait t-il trop chaud ou étaient-ils tranquillement entrain de nicher. Ce n’est pas grave le cadre est tellement magnifique.

Même en y regardant de plus prés , pas une plume à l’horizon !

Ce soir, c’est camping à Châtillon en Dios pour faire une lessive !

Camping municipal « les Chaussières »

Mercredi 8 juin : Col de Grimone et les sucettes de borne

Nous quittons Châtillon en Dios en direction du col de Grimone par les gorges de Gäts.

Il ne fait pas beau ce matin ce qui fait ressortir encore plus le côté lugubre et austère de ces gorges. La route se faufile à travers de vertigineuses falaises calcaires.

C’est aussi un défilé de tunnels assez étroits qui ne sont guère plus accueillants.

Nous recherchons les sucettes de Bornes, des lames rocheuses dressées à la verticale .

Nous arrivons sur le parking et prenons un sentier pensant que c’était la direction des sucettes.

Sur le guide il est précisé qu’il faut emprunter un sentier boisé et longer un ruisseau. Les deux indices sont réunit. Nous continuons donc tout à fait confiants. Mais après avoir crapaüté au moins 2 km sur un sentier humide et glissant toujours pas de sucettes !

Quand soudain nous découvrons … une chute, comme quoi, un mauvais sens de l’orientation peut aussi conduire à de belles surprises. Après vérification il s’agit de la chute de Borne ! Vaut le détour .

Chute de Borne

Mais nous sommes venus pour les sucettes donc nous faisons demi-tour ? Non non, nous persistons et continuons notre route. Le sentier devient de plus en plus escarpé, humide et glissant et toujours aucune sucette à l’horizon.

Le guide, consulté rapidement avant de partir, parle d’une rando accessible en famille donc, nous en venons enfin à la conclusion, que nous nous sommes (une nouvelle fois !) trompés.

Demi-tour. La descente est toute fois très sympathique.

Retour à la case départ et c’est allant à quelques mètres de la voiture que nous voyons les pancartes !

Et c’est reparti, mais cette fois il pleut un peu plus. Yannick n’ayant pas de protection adéquate, il faut improviser. Un morceau de rideau douche, trouvé dans un coffre de la Globe, fera l’affaire !

Nous empruntons un « autre » sentier boisé qui longe un « autre » ruisseau le ruisseau de Puscle.

Nous arrivons sur un sentier beaucoup plus large et plus « carrossable » que celui que nous venons de passer ! Sucettes de Bornes 600 m.

Nous arrivons enfin sur le site.

C’est tout simplement superbe et tellement étrange. Ce sont des lames calcaires effilées et verticales. D’après ce que j’ai lu, certaines sont hautes d’une centaine de mètres et le sommet fait parfois moins d’un mètre de large.

Par contre pour les photos c’est le jackpot , ciel blanc, contre-jour et pas un rayon de soleil , la panoplie pour des photos bien tristounettes !

Nous reprenons la route vers 14h00 sous un soleil timide en direction de Luc en Dios.

Les rapaces ne sont jamais très loin.

Puis les gorges de Pomerol et le col de la Fromagère.

Paysages magnifiques aux alentours de St May et Villeperdrix.

Nous stoppons et campons sur la montagne d’Angèle au col de la Pertie.

Avec une vue sur l’observateur des vautours.

Jeudi 9 juin. Nous quittons notre bel emplacement pour une rando au col du Pensier et Col de May, avec l’espoir de voir les rapaces de plus près.

Col de la Pertie vers col de Pensier et col de May

A suivre dans le prochain article France juin 2022 2ème partie

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